18-03-2019

Emmanuelle Wargon à la rencontre du service de protection de la ressource en eau

Ce vendredi 15 mars, Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, s’est rendue à Eau de Paris sur l’aire d’alimentation du Loing. 

Dans le cadre de la seconde phase des Assises de l’eau, la Ministre s’est déplacée sur le vecteur Loing, une ressource en eau souterraine majeure pour l’alimentation de Paris. Sa capacité de production s’élève à 180 000 m3/jour, soit environ 17% de la capacité totale d’Eau de Paris (1 050 000 m3/j).

Dans les bureaux de l’agence Loing, à  Sorques (77), la Ministre a découvert le rôle des ressources souterraines dans l’alimentation de Paris et échangé sur la stratégie générale de protection de la ressource d’Eau de Paris. La Ministre a souligné le rôle fondamental de la protection de la ressource, « elle fait le lien entre l’eau et l’agriculture ». Et souhaite que les expériences se multiplient pour progresser au service de la qualité et de la protection de la ressource.  

La délégation s’est ensuite rendue sur le périmètre sourcier de Villeron. Cette visite terrain a permis d’échanger sur la stratégie biodiversité et l’entretien écologique des sources, avec la chargée de mission « agriculture et territoires » du secteur et l’expert biodiversité. Deux agriculteurs partenaires d’Eau de Paris, la chambre d’agriculture de Seine-et-Marne et des élus locaux ont partagé leurs expériences et difficultés dans le contexte actuel. Emmanuelle Wargon a salué la démarche de l’entreprise publique et a précisé qu’elle comptait « sur Eau de Paris pour faire des propositions concrètes dans le cadre des Assises pour partager son expérience et aider les autres collectivités à affronter les problèmes administratifs et déverrouiller les freins ».  

La Ministre s’est engagée à travailler étroitement avec les équipes sur la validation d’un mécanisme spécifique d’aides en cours de création.

Eau de Paris et l’agence de l’eau Seine-Normandie ont proposé à la Commission européenne de coordonner un régime pour verser des aides directement aux agriculteurs. Ces aides concerneraient trois systèmes agricoles protégeant la ressource en eau, acceptables et durables agronomiquement : systèmes de grandes cultures économes en intrants, systèmes de polyculture-élevage maximisant l’utilisation de l’herbe et systèmes en agriculture biologique. Quels avantages ? Une procédure simplifiée et transrégionale, un dispositif stabilisé et une adéquation aux besoins des territoires.  

 

 

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