05-07-2019

Retour sur l'atelier des Métamorphoses : « La prospective, la science-fiction et les lendemains de l’eau »

Mardi 25 juin s’est tenue la deuxième édition des Ateliers des Métamorphose, cycle de rencontres prospectives et exploratoires dédié à l’eau, autour du thème « La prospective, la science-fiction et les lendemains de l’eau ». En présence de 4 experts extérieurs et de Benjamin Gestin, directeur général d’Eau de Paris, plus de 80 personnes sont venues imaginer les futurs d’Eau de Paris. 

Ce deuxième atelier a permis de comprendre le rôle de la science-fiction dans l’anticipation de notre avenir grâce à l’imaginaire qu’elle mobilise et son pouvoir de réflexion face à la science, comme relais de la prospective, pour prendre en charge les défis écologiques d’aujourd’hui et de demain.

Pour développer cette réflexion, Benjamin Gestin, directeur général d’Eau de Paris, animait une table d’experts composées de quatre personnalités du monde économique, universitaire, journalistique et littéraire, expertes de la science-fiction :

  • Camille Brunel, écrivain, critique et journaliste à Usbek&Rica, observateur des représentations de la nature au cinéma et dans la science-fiction
  • Corinne Gendron, universitaire, sociologue, professeure au département de Stratégie, responsabilité sociale et environnementale de l’Ecole des sciences de la gestion de l’université du Québec à Montréal (UQAM)
  • Jean-Marc Ligny, auteur français de science-fiction, notamment d’un cycle climatique comprenant Aqua™, Exodes et Semences (édition l’Atalante), lauréat de prix dont le prix Julia Verlanger et Rosny Aîné pour Aqua™ (2006) et le prix européen des Utopiales pour Exodes (2012), éclaireur d’organismes de recherche
  • Cécile Wendling, directrice de la prospective du groupe AXA, experte en intelligence artificielle et en transformation numérique des organisations, professeure à Sciences po Paris

Science-fiction et prospective, késako ?

Les intervenants ont tout d’abord donné leur définition de la science-fiction, un genre narratif tourné vers le futur qui apporte « le recul nécessaire pour appréhender le monde actuel » selon Jean-Marc Ligny. Corinne Gendron et Cécile Wendling ont de leur côté croisé la notion de prospective qui anticipe scientifiquement l’évolution des sociétés en orientant la réflexion vers des avenirs possibles, à travers notamment des outils comme le PESTEL, le Persona et la roue du futur*.

L’écologie et le changement climatique dans la science-fiction

Les échanges se sont ensuite orientés vers l’écologie et le changement climatique, et notamment la thématique de l’eau : un sujet finalement très peu traité par la science-fiction en tant que ressource vitale pour l’humanité.Aujourd’hui, et avec les changements récents de mentalité liés aux événements climatiques, de plus en plus de « Climate Fiction » font leur apparition, à l’image des ouvrages de Jean-Marc Ligny. Des fictions qui ont désormais une réelle influence sur la conscience collective et à terme, sur les comportements.

De la « climatefiction » à « l’aquafiction »

Le travail de la deuxième partie de l’atelier, animée par Jean-Marc Ligny, proposait aux public l’écriture collective d’un scénario catastrophe auquel Eau de Paris devrait faire face dans le futur et d’en dégager les solutions par le récit. Le choix s’est porté sur une canicule exceptionnelle qui aurait asséchée les deux tiers du réseau de Eau de Paris.

 

Eau de Paris est présent dans le dernier numéro d’Usbek&Rica, magazine dédié à l’exploration du futur, sous le format d’un tiré à part cartonné. Une mini nouvelle de science-fiction, « Le procès de l’eau », l’interview d’Olivier Autret, directeur général adjoint d’Eau de Paris, ainsi que la présentation de trois ouvrages de science-fiction traitant de l’eau composent ces pages inédites. A retrouver ici.

 

 

 

* Définitions :

L’analyse PESTEL : permet d'identifier les grandes tendances du macro environnement et de les classer en 6 catégories (politiques, économiques, sociologiques, technologiques, environnementales, légales)

La roue du futur (ou futures wheel) : permet de visualiser, d'analyser et d'explorer collectivement les conséquences directes et indirectes d'un changement, événement, problème ou encore d'une tendance.

Le « Persona » : personne fictive dotées d’attributs physiques, psychologiques et sociaux utilisées ici en prospective pour identifier le citoyen de demain, celui qui incarne notre futur.

 

 

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