07-03-2021

Elles construisent le monde de demain

Laboratoire d'Ivry

Qu’elles travaillent pour l’exploitation du réseau d’eau, la protection de la ressource, la transition énergétique ou le laboratoire d’analyse, elles redessinent l'avenir. À l’occasion de la Journée internationale pour les droits des femmes, Eau de Paris les met en lumière. Témoignages. 

Manon Zakeossian, responsable du Service protection de la ressource et de la biodiversité

« Agronome de formation, je suis convaincue que le monde d’après ne peut se construire sans une transition agricole de fond qui conduise à produire durablement en protégeant l’eau, en favorisant la biodiversité, et en assurant à l’agriculteur ou à l’agricultrice une bonne qualité de vie. Mes vingt ans d’expérience me permettent de mesurer la complexité d’une telle transition pour les exploitations, sans jugement. Je comprends les craintes que cela soulève, pour s’engager dans une démarche de changement, s’approprier de nouvelles pratiques ou rechercher un nouvel équilibre économique.

La route est longue, mais ma motivation ne s’est pas émoussée, portée par la réussite des agriculteurs et agricultrices avec lesquels nous travaillons. Et la pandémie n’a pas stoppé nos projets, bien au contraire. Elle a renforcé le sens de ce que nous construisons ensemble et souligné l’importance de continuer à construire des filières alimentaires locales et durables. »

Sabrina Pardini, technicienne supérieure au laboratoire d’analyses

« Je travaille au laboratoire d’analyses d’Eau de Paris, en microbiologie et en parasitologie. En toute circonstance, sept jours sur sept, l’eau doit être de très bonne qualité, aujourd’hui comme demain !  Pendant tout le confinement, nous avons travaillé pour assurer la continuité des analyses. Se mobiliser ainsi fait partie de mon métier.

Au laboratoire, nous sommes une majorité de femmes, le genre ne joue pas du tout. Les femmes ont réussi à faire leur place depuis déjà plusieurs années. Et Eau de Paris a toujours traité cette question de l’égalité des sexes de façon très active. J’ai conscience d’avoir de la chance : je n’ai pas l’impression d’avoir eu à me battre.»  Photo : Betül Balkan

Sandrine Lemaire, adjointe au service Mécanique et fontaines

« J’évolue dans un métier qui combine tâches administratives et travaux techniques. Je suis tantôt dans des instances décisionnaires où il faut se faire entendre, tantôt sur le terrain. Dans les deux cas, il faut faire preuve d’humilité pour viser un but commun : le travail d’équipe. Par exemple, en égout, sur des manœuvres qui exigent une grande force physique, je n’hésite pas à solliciter l’aide de mes collègues masculins. En contrepartie, je prends en charge d’autres tâches. Je veille aussi à ce qu’ils ne me favorisent pas trop, en insistant, parfois, pour qu’ils me laissent réaliser les interventions en égout. Cet équilibre doit se faire naturellement. J’espère qu’à mon échelle, je contribue à construire un monde professionnel vraiment basé sur les compétences et non pas sur le genre.

Durant le confinement, malgré le risque, nos équipes ont œuvré 24h/24H, pour que les Parisiens et les Parisiennes traversent cette épreuve sans encombre. Le public a pris conscience que nous étions un service essentiel. Dans le monde de demain, il faut préserver ce niveau de service, de la source au robinet. » Photo : Stéphane Querbes

Florence Soupizet, responsable du Pôle environnement

« Dans mon quotidien et depuis plusieurs années, la transition énergétique et plus largement la transition écologique sont créatrices de nouvelles activités, de nouveaux modèles, de nouvelles gouvernance. Les femmes ont une carte à jouer dans ces métiers peu féminisés de l’énergie, où elles occupent peu de postes à responsabilité.

La transition écologique et l’action contre le dérèglement climatique portent aussi des valeurs de solidarité et de justice sociale. Combat contre la précarité énergétique, droit à une énergie propre pour tous, droit à une alimentation saine et durable, bien-être… Nous savons que les populations défavorisées, ici comme ailleurs, subiront plus durement les effets du changement climatique, et que les femmes seront en première ligne.»

Estelle Desarnaud, directrice génale adjointe

« Eau de Paris est une entreprise qui œuvre pour fournir un service d’eau potable durable dans toutes ses dimensions : santé, environnementale, sociale, économique. En tant que directrice générale adjointe, notamment en charge de la transition écologique, j’essaie de faire en sorte que les enjeux de développement durable guident la stratégie de l’entreprise, et soient pris en compte dans chacune de ses décisions.»

 

 


 

 

 

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