Sur l’aqueduc du Loing, Eau de Paris déploie un chantier d’excellence

Publié le 02.02.2026

Mis à jour le 02.02.2026

Sur l’aqueduc du Loing, qui fournit 20 % de l’eau potable de la capitale, Eau de Paris mène des travaux de rénovation à Lisses et Villabé (Essonne). L’objectif ? Eviter les infiltrations, préserver l’ouvrage et garantir une eau sûre pour tous. Un chantier qui associe innovation technique et investissement raisonné, inscrits dans l’ADN de la régie.

Visite du chantier en présence des équipes d'Eau de Paris | © Eau de Paris

L’image montre l’intérieur d’un grand conduit cylindrique, probablement une section tubulaire d’aqueduc en cours de réhabilitation. La photo est prise depuis l’intérieur du tube, orientée vers son extrémité opposée. Les parois sont métalliques, striées et légèrement brillantes, reflétant l’éclairage au sol.

À l’autre extrémité du conduit, on voit six personnes portant :

  • des casques de chantier blancs,
  • des gilets haute visibilité (jaunes fluorescents pour certains, orange pour d’autres),
  • des veste ou parkas de sécurité.

Elles se tiennent debout dans une zone plus éclairée, sur un sol humide et réfléchissant.
Certaines tiennent des lampes ou instruments d’inspection.

La lumière extérieure pénètre par une ouverture située au-dessus et derrière elles, créant un halo lumineux contrastant avec l’obscurité du tube.

L’ensemble évoque l'inspection de chantier à l’intérieur d’un aqueduc en rénovation.

1

Mise en service

11 juin 1900

2

Longueur totale

95 km

3

Capacité de transport

210 000 m³/jour

4

Part de l'approvisionnement en eau potable de Paris

20 %

5

Communes traversées

70

6

Montant des travaux de réhabilitation en cours

2,4 M€ HT

L’innovation technique au service du patrimoine historique

Les travaux de réhabilitation actuels concernent un tronçon de 750 mètres situé entre les communes de Lisses et Villabé (91). Il s’agit ici d’un secteur spécifique qui traverse une zone géologique instable (retrait et gonflement d’argile) et une nappe aquifère affleurante. La présence de microfissures est susceptible de provoquer des infiltrations d'eau extérieure non maîtrisées.

Ainsi, pour éviter tout risque et préserver durablement la qualité de l'eau transportée, Eau de Paris et son prestataire déploient une nouvelle solution technique pour un aqueduc enterré :

  • le tubage intégral du tronçon par des tuyaux en PEHD (Polyéthylène Haute Densité) à paroi structurée de 2,1 mètres de diamètre. Un matériau choisi pour sa parfaite étanchéité sanitaire et sa résistance élevée aux pressions hydrostatiques et à la fissuration à long terme,
  • l'injection d'un coulis de ciment entre l'ancienne maçonnerie et le nouveau tube pour solidariser l'ensemble.

Un chantier d’envergure…et de long terme

D'un montant de 2,4 millions d'euros, ces travaux s'inscrivent dans le Plan Pluriannuel d’Investissement (PPAI) 2021-2026 d'Eau de Paris, qui représente un investissement global de 472 millions d'euros dédié à la modernisation et au maintien du patrimoine hydraulique.

Le chantier se déroule durant l'arrêt technique programmé de l'aqueduc entre août et décembre 2025, sans impact sur l'approvisionnement en eau de Paris grâce au schéma d'alimentation diversifié de l'entreprise.

Une seconde phase de travaux est d'ores et déjà programmée au PPAI 2027-2032 pour poursuivre la sécurisation de l'ouvrage sur la commune de Lisses, illustrant l'approche prévisionnelle et systématique d'Eau de Paris dans la gestion de ses infrastructures.

Un chantier qui raconte l’expertise technique d’Eau de Paris, l’importance de ses infrastructures et son ancrage territorial : l'aqueduc du Loing traverse ainsi 70 communes et s'appuie sur 52 points de captage répartis sur 166 900 hectares d'aires d'alimentation.

Petit mais costaud

Mis en service le 11 juin 1900, l’aqueduc du Loing est le plus récent des quatre grands aqueducs du 19e siècle encore en activité avec ceux de la Voulzie, de la Vanne et de l’Avre. C’est également le plus court, avec une longueur de 95 km, et le plus discret, n’apparaissant à la surface que ponctuellement, sur quelques arches visibles.

Néanmoins, le diamètre imposant de ses conduites souterraines lui confère le débit moyen le plus puissant avec une capacité nominale de 210 000 m3/jour. Il achemine les eaux provenant de la vallée du Loing et du Lunain, les eaux de l’aqueduc de la Voulzie ainsi que celles prélevées dans le champ captant des Vals de Seine, près de Montereau.

Fonctionnant entièrement par gravité, sans recours à la pression, il assure à lui seul 20 % de l’approvisionnement en eau potable de la capitale.

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